Technologies
Les moteurs de recherche se lancent à l'assaut de la vidéo. Parmi les moteurs de recherche les plus pertinents, on trouve : Blinkx.tv ; NewsHour ; Truveo et Singingfish. Les deux derniers ont été rachetés par AOL. Truveo et Blinkx développent l'analyse des fichiers audio et vidéo ainsi que des informations connexes (texte, metadonnées, RSS...), ce qui leur permet de trouver beaucoup plus de vidéos sur les pages web que les moteurs lancés par Google et Yahoo !. Hormis NewsHour qui ne propose que des séquences d’information, les moteurs de recherche permettent de trouver tout type de vidéos : journaux tv ; bandes annonces de films ; interviews… De plus, Singingfish, Truveo et Blinkx analysent les fichiers provenant de radios. L'indexation et les droits de diffusion sont les enjeux de cette bataille. Si Blinkx.tv a pour l’instant contourné le problème grâce à la clause «d’usage raisonnable » (séquence ne dépassant pas 30 secondes), les chaînes de TV américaines, et notamment CNN, ne sont pas pour autant décidées à laisser les moteurs de recherche exploiter leurs vidéos.
http://www.pbs.org/newshour/video http://www.truveo.com http://search.singingfish.com/sfw/home.jsp
Droits
Projet de loi relatif au droit d'auteur et aux droits voisins dans la société de l'information, n° 1206, déposé le 12 novembre 2003 http://www.assemblee-nationale.fr/12/rapports/r2349-01.asp
Idées, Images et Sons
Caricatures et guerres de religion
Les premières "caricatures" apparaissent en Europe et en France au début du 16 è siècle avec l'avènement d'une nouvelle technologie de diffusion : l'imprimerie qui donnera libre cours aux nouvelles idées religieuses et politiques. Libelles, pamphlets et caricatures, feuilles volantes naissent, devenant armes de débats et de combats à l'encontre de l'Eglise catholique et de la monarchie absolue. Ces textes et ces images "médiatiques" diffuseront la réforme protestante, alimenteront les guerres de religions du 16 è siècle et contribueront à l’avènement de la Révolution en vulgarisant les écrits des Lumières. Le pouvoir royal réprimera violemment ces audaces, condamnant libraires, colporteurs et imprimeurs à la prison, aux galères, à l'exil, au bucher... Mais la censure n'arrêtera pas les vents nouveaux déstabilisant pouvoirs en place et idées reçues, ne coupera pas le souffle des libertés de penser.
A Paris, les sympathisants de la Réforme affichent en octobre 1534 dans toute la France, et jusque dans les appartements du roi, des "placards" contre la messe. Ces placards, "articles véritables sur les horribles, grands et insupportables abus de la messe papale, inventée directement contre la sainte cène de notre seigneur, seul médiateur et sauveur Jésus Christ", provoquent une affaire d'Etat et le début d'une censure extrêmement sévère.
En janvier 1535, l'Église catholique organise à Paris une procession expiatoire annoncée dans toutes les paroisses et à laquelle le roi François 1er participe. Six " hérétiques " sont brulés vifs ce jour là. Les bureaux de censure sont crées : les imprimeurs sont surveillés, contrôlés, leur nombre contingenté, les publications soumises à autorisation. Les livres incriminés sont saisis ou brûlés, avec parfois leur imprimeur, comme Louis Berquin (1529), Antoine Augereau (1534), Etienne Dolet (1546).
En 1551, avec l'édit de Châteaubriant, l'Etat met en place un contrôle sévère de la production imprimée et publie un Catalogue des livres censurés. Un colporteur protestant du Dauphiné et du Piémont est arrêté en 1556 et condamné à être brûlé vif : "Il avoit vendu des livres... imprimez à Geneve, comme Bibles, Institutions chrétiennes, Instructions pour les petis enfans, Psalmes et plusieurs aultres." En 1594, le lieutenant civil d’Autry ordonne la suppression de toutes les caricatures et de tous les libelles injurieux à la royauté.
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